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Greffe de cheveux

Chute de cheveux : identifier la cause avant de choisir une solution

Une chute de cheveux peut être progressive, brutale, diffuse ou localisée en plaques. Elle peut être temporaire, héréditaire, inflammatoire, hormonale, nutritionnelle ou liée à un événement médical. Un même aspect visuel peut correspondre à des causes différentes : le diagnostic vient donc avant le choix d'un traitement ou d'une greffe.

Examen du cuir chevelu en consultation
Introduction

En quelques mots

Dr Donia Ben Jemia retrace l’évolution de votre chute, examine le cuir chevelu et la qualité des cheveux, puis détermine si des examens ou un autre avis sont nécessaires. Le plan est adapté à la cause, à son activité et à vos priorités.

Information médicale

cette page donne des repères généraux. Elle ne permet pas d’identifier seul la cause ni de commencer, modifier ou arrêter un traitement.

Comprendre

Quand consulter rapidement ?

Une consultation est particulièrement indiquée devant :

  • une chute soudaine ou très abondante ;
  • des plaques nettes ou une perte des sourcils, cils ou poils ;
  • une douleur, des démangeaisons, des brûlures ou une sensibilité ;
  • une rougeur, des squames, des pustules ou une peau lisse et cicatricielle ;
  • une chute associée à fatigue inhabituelle, perte de poids ou autre symptôme général ;
  • une chute après un nouveau médicament ;
  • une raréfaction qui progresse malgré les soins ;
  • un impact important sur le bien-être.

N’arrêtez pas un médicament prescrit de votre propre initiative. Signalez la chronologie au médecin qui recherche la cause.

En détail

Les principales formes visibles

Chute progressive selon un motif

Chez l’homme, elle touche souvent les golfes, la ligne frontale ou le vertex. Chez la femme, elle peut élargir la raie et réduire la densité du sommet. L’alopécie androgénétique est fréquente, mais son diagnostic doit être confirmé.

Chute diffuse

Les cheveux tombent sur l’ensemble du cuir chevelu. Elle peut suivre une maladie, une opération, un accouchement, un stress important, une perte de poids ou une carence. Le décalage entre l’événement et la chute peut être de plusieurs semaines.

Chute en plaques

Une ou plusieurs zones rondes ou irrégulières apparaissent. Une cause auto-immune, infectieuse, inflammatoire, traumatique ou liée à la traction peut être recherchée.

Chute cicatricielle

Une inflammation peut détruire les follicules et laisser une peau lisse où la repousse devient difficile. Un diagnostic précoce vise surtout à stopper la progression et peut nécessiter une biopsie.

Casse plutôt que chute

Les cheveux peuvent se rompre sous l’effet de coiffures serrées, chaleur, défrisages, colorations ou fragilité de la tige. L’examen distingue une racine qui tombe d’un cheveu qui casse.

À savoir

Des causes souvent associées

La consultation peut explorer :

  • prédisposition familiale et hormones ;
  • maladie récente, fièvre, chirurgie ou accouchement ;
  • troubles thyroïdiens ou autres maladies générales ;
  • réserves en fer et apports nutritionnels selon le contexte ;
  • médicaments et compléments ;
  • inflammation, infection ou maladie du cuir chevelu ;
  • traction répétée et pratiques de coiffure ;
  • stress physique ou psychologique ;
  • alopécie auto-immune ;
  • cicatrices et interventions antérieures.

Trouver un facteur ne signifie pas qu’il explique tout. Plusieurs causes peuvent coexister, notamment une alopécie androgénétique révélée par une chute diffuse.

Déroulement

Comment se déroule le diagnostic ?

  1. 01

    Reconstituer l'histoire

    Dr Donia demande depuis quand la chute existe, si elle est continue ou par épisodes, où elle a commencé, et quels événements l’ont précédée. Les antécédents familiaux, maladies, traitements, cycles hormonaux et habitudes capillaires sont précisés.

  2. 02

    Examiner le cuir chevelu

    L’examen porte sur la répartition, la densité, le calibre, la miniaturisation, la casse et les signes d’inflammation. Les ongles, sourcils ou autres zones peuvent fournir des indices.

  3. 03

    Tester les cheveux

    Un test de traction ou un examen rapproché peut apprécier l’activité de la chute et l’état des tiges.

  4. 04

    Demander les examens utiles

    Selon la situation, un bilan sanguin peut rechercher notamment une anomalie thyroïdienne, hormonale, martiale, nutritionnelle ou inflammatoire. Une biopsie du cuir chevelu peut être proposée lorsque le type d’alopécie reste incertain ou qu’une forme cicatricielle est suspectée.

  5. 05

    Suivre l'évolution

    Des photographies standardisées et des contrôles permettent de comparer la densité et la réponse au traitement dans le temps.

Consultation

Le traitement dépend du diagnostic

Corriger ou attendre une cause temporaire

Lorsque la chute suit un événement identifié et que les follicules restent capables de repousser, la prise en charge vise la cause et l’accompagnement du cycle capillaire. Le retour à la densité prend du temps.

Traiter une alopécie progressive

Des traitements médicaux peuvent ralentir la miniaturisation ou soutenir la croissance selon le profil. Leur efficacité, leurs contre-indications et leur durée sont expliquées individuellement. Le bénéfice de certains traitements diminue après leur arrêt.

Contrôler une inflammation ou une infection

La priorité est de traiter la maladie active et de protéger les follicules. Une greffe n’est discutée qu’après stabilité suffisante, lorsque cela est possible.

Discuter des traitements complémentaires

Le PRP, la mésothérapie ou d’autres approches peuvent être proposés dans certaines indications. Ils ne remplacent pas le diagnostic et leur intérêt varie selon la cause et les données disponibles.

Envisager une greffe

La greffe redistribue des follicules d’une zone donneuse vers une zone clairsemée. Elle est envisagée si la cause est compatible, la chute suffisamment maîtrisée, la réserve suffisante et les attentes réalistes.

À retenir

il n’existe pas un traitement unique de « la chute de cheveux ». Une même solution peut être utile dans une cause, inutile ou inadaptée dans une autre.

À savoir

La place de la greffe capillaire

Une greffe peut répondre à une alopécie androgénétique, à certaines cicatrices ou à une ligne frontale lorsque le diagnostic le permet. Elle ne crée pas de nouveaux follicules et ne stoppe pas automatiquement la chute des cheveux non greffés.

Avant de la planifier, il faut évaluer la stabilité, la zone donneuse, la surface à couvrir et l’évolution probable. Chez une personne jeune ou avec une chute diffuse, une surveillance ou un traitement préalable peut être préférable.

→ Comprendre la greffe de cheveux

Consultation

Gestes utiles en attendant le bilan

  • photographier les mêmes zones dans la même lumière une fois par mois plutôt que chaque jour ;
  • noter les événements, médicaments et dates ;
  • éviter les coiffures douloureuses ou très serrées ;
  • limiter les agressions thermiques et chimiques si les cheveux cassent ;
  • maintenir une alimentation équilibrée sans multiplier les compléments au hasard ;
  • utiliser des soins doux adaptés au cuir chevelu ;
  • ne pas appliquer de traitement médicamenteux sans vérifier les contre-indications.
Réponses médicales

Questions fréquentes

Consultation

Préparer la consultation

Rassemblez la date de début, l’évolution, les traitements, les maladies, les événements récents et les antécédents familiaux. Apportez vos bilans disponibles sans en réaliser de nouveaux de votre propre initiative.

Prenez des photos sans filtre : ligne frontale, tempes, raie, dessus, vertex et arrière du crâne.

Consultation & rendez-vous

Parlons de votre projet

Une consultation permet d’évaluer votre demande, d’expliquer les options et de définir un plan adapté — sans engagement.